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Plan de développement

Appui à la recherche

Le financement de la recherche

Le financement de la recherche peut provenir de plusieurs sources. Les premières touchent le financement direct de la recherche que ce soit par le biais de subventions, de fonds de recherche ou de contrats. Les secondes proviennent du réinvestissement fait par l’École des frais indirects de recherche qu’elle perçoit.

L’obtention des subventions de recherche a cru de façon importante au cours des dernières années, notamment grâce à l’apport d’une nouvelle génération de professeurs pour qui la recherche s’inscrit dans la planification de leur carrière universitaire. L’expertise d’une professionnelle et, à l’occasion de ressources d’appoint, œuvrant au sein du bureau de la recherche et travaillant en appui à la production de demandes faites par les professeurs et par les étudiants chercheurs, a aussi contribué à cette réussite. Ce bassin de financement sera aussi un atout primordial pour la formation à la recherche, tant du point de vue financier (par l’apport supplémentaire d’argent de recherche qu’il engendre) que du point de vue de la production et la diffusion d’une recherche originale et innovante. Cet appui doit être maintenu afin de poursuivre les succès connus récemment.

Les fonds de recherche mis à la disposition des professeurs seront maintenus et bonifiés, en autant que l’amélioration des revenus de l’École le permette. Par leur rôle de tremplin de la recherche, ces fonds visent divers objectifs : le démarrage de la carrière de chercheur; l’appui ciblant davantage les initiatives individuelles de recherche par le biais du Programme d’assistanat de recherche de même que la préparation de projets de recherche de plus grande envergure par le Fonds institutionnel de recherche. À ces fonds, il faut associer le financement des dégrèvements accordés aux fins de recherche qui permettent à des professeurs de faire avancer de façon significative leurs projets ainsi que les différentes formes de soutien en nature et en espèces que l’ENAP met notamment en place lors de la préparation de demandes de subvention majeures (ex. : partenariats, regroupements stratégiques). Ensemble, tous ces moyens permettent d’assurer un soutien de base à la recherche et offrent la possibilité d’asseoir des conditions adéquates pour tous les professeurs de l’École.

Pour sa part, la recherche contractuelle se veut une voie qui canalise la production scientifique vers un arrimage entre les travaux de recherche et l’applicabilité des résultats au bénéfice des organisations et des collectivités desservies. Répondant à un besoin précis et clairement exprimé, elle est la voie la plus directe par laquelle le produit de la recherche peut être utilisé en vue de l’amélioration de la qualité de vie de nos communautés. L’ENAP reconnaît la pleine valeur de ce type de recherche. Cela dit, et tel que mentionné précédemment, l’ENAP souhaite que la recherche contractuelle soit davantage en synchronie avec la recherche subventionnée, laquelle se veut une recherche qui répond de plus en plus aux besoins de la population québécoise et canadienne. C’est d’ailleurs ce que traduisent différents programmes de financement des organismes subventionnaires, lesquels se font l’écho des orientations budgétaires de nos gouvernements.

Les frais indirects de recherche constituent une part non négligeable du financement que reçoit une université. À l’ENAP, la pratique établie visait un réinvestissement quasi intégral des frais indirects dans le soutien au développement de la recherche (espaces de recherche, salles de réunion, soutien technique et administratif, etc.). Les frais indirects de recherche apportent aussi des bénéfices collectifs puisque le financement des ressources professionnelles d’appui à la recherche est assuré par ces frais. Comme toutes les universités québécoises, l’ENAP devra toutefois composer avec de nouvelles règles du jeu concernant les frais indirects de recherche, lesquelles vont sans doute conduire à une diminution des capacités dans ce domaine. Il faudra donc s’adapter à ces nouvelles réalités.

L’histoire récente de l’École a été témoin de l’utilité que représente l’apport de fonds externes (venant du secteur privé ou d’entreprises publiques) dans un effort de dynamisation constante de la recherche. Ainsi, la Chaire La Capitale en leadership dans le secteur public représente toujours une réussite notable en ce domaine. Il sera nécessaire de poursuivre le travail en vue de nouer de nouveaux partenariats afin de bénéficier d’appuis nouveaux ou renouvelés en ce sens.

Enfin, il faudra répondre à une demande de plus en plus fréquente formulée par les organismes subventionnaires, soit la garantie de fonds d’appariement aux subventions obtenues. L’École dégagera à cet effet, à même les ressources rendues disponibles par l’accroissement des sommes associées à la croissance du volume de recherche, des montants qui doteront un fonds d’appui à la recherche. En autant que les revenus de l’École le permettent, ce fonds permettra de soutenir les initiatives structurantes des chercheurs de l’Ecole, tels les partenariats de recherche, les regroupements stratégiques, les programmes internationaux de financement, etc.

Appuis aux jeunes chercheurs

L’ENAP reconnaît qu’une carrière fructueuse en recherche est grandement favorisée lorsque son amorce bénéficie d’un environnement propice. C’est pourquoi des conditions spécifiques de financement existent (fonds de démarrage) et qu’une attention particulière est portée aux autres demandes d’appui lorsqu’elles proviennent de jeunes chercheurs qui font valoir le caractère structurant que ce soutien pourra leur apporter. De même, il est prévu un dégagement d’une charge de cours lors de sa première année d’embauche pour tout jeune professeur chercheur arrivant à l’École, et ce, afin de l’aider à lancer sa carrière en recherche. Ces mesures seront maintenues. Entre 2009 et 2014, pratiquement tous les professeurs embauchés à l’ENAP ont décroché des subventions des organismes externes.

Diffusion de la recherche

Il est aussi important que les sommes allouées à la recherche se transforment en extrants sous forme de nouvelles connaissances qui doivent être diffusées. Cela constitue le retour naturel et attendu d’une somme judicieusement investie dans l’économie du savoir.

Sur le plan collectif, l’ENAP encourage et appuie la production d’ouvrages dirigés par un professeur qui regroupe, autour d’un thème donné, les efforts de recherche de collègues qui acceptent de s’y investir. L’ENAP appuie également la production de cahiers de recherche issus de travaux menés sous l’égide de divers groupes de recherche basés à l’École.

Considérant un autre mode de diffusion, l’École héberge une revue à portée internationale confirmée, à savoir Éthique publique. Cette revue diffuse des contributions significatives dans ce domaine d’analyse. Cette expérience, menée en partenariat avec l’Université Laval, constitue un atout important de l’environnement de recherche de l’École. De même, l’ENAP finançait jusqu’à l’automne 2014 une revue de type professionnel, c’est-à-dire dont la clientèle était constituée à très forte majorité de personnel de la fonction publique. Le contexte financier actuel a contraint l’ENAP à en suspendre la diffusion. Elle s’est toutefois fixé comme objectif de la relancer en procédant du même coup à une révision de son mode de financement. Par ailleurs, l’ENAP encouragera davantage, au cours des prochaines années, la publication dans des revues avec comité de pairs. Il faudra en apprécier les retombées concrètes et évaluer l’appui donné au terme du présent Plan de développement de la recherche.

Par ailleurs, on aura remarqué que plusieurs des objectifs visés par ce plan évoquent la pertinence et l’ancrage de l’ENAP dans son milieu. Dans cette optique, il faut avoir comme préoccupation constante le dialogue entre les recherches menées à l’École et le terreau, celui de l’administration publique et de l’action publique en général, où elles sont susceptibles d’avoir le plus de retombées et d’y trouver le plus d’inspiration. Il est donc nécessaire de faciliter les échanges entre les chercheurs et les administrateurs publics. Ces échanges existent déjà sur certains sujets, mais l’effort de recherche mené à l’ENAP mérite d’être davantage connu de ces principaux intéressés. C’est notamment à cette fin que l’ENAP a récemment lancé un bulletin d’information destiné aux acteurs du domaine public.

Par ailleurs, l’ENAP souhaite miser davantage sur les activités de mobilisation et de transfert des connaissances au gré, par exemple, d’interventions plus spécifiques. Il s’agit là d’un nouveau chantier que l’ENAP ambitionne de développer au cours des quatre prochaines années.

Il existe aussi divers autres moyens de diffusion des connaissances que l’École doit appuyer. Un exemple à mettre ainsi en œuvre est l’organisation, sous la responsabilité d’un professeur, d’une journée annuelle de la recherche sous forme de colloque qui permettra de regrouper, autour d’un sujet donné, les travaux de chercheurs de l’École qui seront alors mis en synergie avec ceux de chercheurs du même domaine provenant d’autres universités et en dialogue avec des praticiens. Finalement, l’École appuiera les initiatives de ses étudiants chercheurs désireux d’organiser un colloque de la recherche étudiante.

Autres appuis à la recherche

Parmi les autres types de soutien à la recherche, il faut compter l’allocation d’espaces pour permettre aux pôles et aux chaires d’essaimer. Cela tient aussi à la qualité du matériel analytique à la disposition des chercheurs. Bien que, dans les secteurs dans lesquels les chercheurs de l’ENAP évoluent, les équipements nécessaires n’exigent pas des investissements massifs, l’ENAP, avec ses chercheurs, explorera les possibilités de bonification de ces équipements et présentera, au besoin, des projets pour financement auprès de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). A cet égard, l’ENAP a obtenu en 2011 un premier financement de la FCI d’une valeur de 65k et elle vient récemment d’obtenir un second  financement (FLJE – 1,1 million de $) de cet organisme pour améliorer les infrastructures de recherche de la Chaire du Canada de recherche sur l’évaluation des actions publiques à l’égard des jeunes et des populations vulnérables (CREVAJ). Aussi, si besoin est, l’ENAP mettra en place des actions en vue de bonifier d’autres infrastructures de recherche.

Enfin, en collaboration avec le réseau des bibliothèques universitaires au Québec et au Canada, il faut veiller au maintien des collections des bibliothèques à un niveau qui permette aux professeurs et aux étudiants d’avoir accès aux ressources documentaires pertinentes à leur recherche.